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introduction/ Conclusion

Limitation arbitraire ou doctrinale de la liberté d’expression de chacun, la censure devient un instrument de gouvernement, au service de l’Etat qui se perfectionne au lendemain de la « Grande Guerre ». Le 7e art révèle au même moment ses capacités de rayonnement au service du nombre, sa faculté de porter les valeurs d’un pouvoir, d’une société ou d’une culture ainsi que sa capacité d’éduquer, de façonner et pourquoi pas de manipuler l’opinion publique en démocratie ou le « peuple sujet » dans le totalitarisme. La censure devient alors un instrument de police culturelle où l’Etat examine et supprime ce qui lui semble subversif, dégénéré ou négatif avant d’en permettre la diffusion au public infantilisé. La censure est donc un instrument liberticide.Apparu sous la République romaine au Ve siècle av J.-C., le mot censura acquière une dimension nouvelle durant « l’entre-deux guerres ». Qu’ils soient totalitaires, autoritaires ou démocratiques, tous les régimes politiques la pratiquent à des degrés divers et dans des proportions spécifiques. Pour se protéger ou mieux s’affirmer, pour exorciser une peur mortelle née de la Guerre, la censure apparaît aussi comme un aveu d’échec exprimant le désarroi moral des sociétés traumatisées par la « Der des ders ». Il nous semble alors pertinent de rechercher en quoi et comment, la censure et l’objet cinématographique censuré révèlent-ils la nature du régime qui l’autorise et la pratique.Dans un pays totalitaire raciste comme l’Allemagne hitlérienne ou en URSS stalinienne, le projet prométhéen d’homme nouveau et l’ambition du régime utilisent et réduisent le cinéma à des fins de propagande. La censure totale ou partielle d’œuvres déjà réalisées ou bien commandées par le pouvoir devient alors incontournable. Aux Etats-Unis, démocratie traversée par des contradictions, « l’entretien de l’opinion publique » justifie de même la censure d’œuvre cinématographique. Dans tous les cas, elle devient un outil pour exploiter les sentiments de la race, des masses ou de l’opinion publique toujours plus infantilisées.

 Conclusion:

Dans ce TPE, nous aurons donc abordé la Censure cinématographique dans plusieurs pays : l’URSS, l’Allemagne et les Etats Unis, puis, des cas de films censurés ont étés évoqués, tels que M le maudit, réalisé par Fritz Lang, Nevski de Serguei Mihailovic Eisenstein, ou encore Scarface de Howard Hawks ; tout en voyant les causes de la censure de ces films.
De plus, un court rapprochement a été fait entre la censure et la propagande, montrant à quel point ces deux derniers moyens de contrôle de la population étaient similaires.
Toutes ces informations utiles étant alors acquises, nous sommes maintenant disposés à répondre à la question suivante : Dans quelle mesure la censure cinématographique illustre – t - elle la nature du régime dans les années trente ?
La nature du régime est donc illustrée par la censure cinématographique dans les années trente, dans la mesure où cette censure a pour but de cacher une partie de la vérité, créant alors un mensonge, une fausse réalité, de la même manière que la propagande qui elle cherche à ne pas dévaloriser une personne ou l’image que l’on a de quelquechose, cachant tout un aspect négatif de la chose en question. C’est par ailleurs, la manière de procéder des états, alors soumis à la religion qui contrôle la censure, interdisant alors de montrer certains aspects de la vie tels que l’amour, la violence, la guerre, la mort ou tout ce qui pourrait paraître immoral ou malsain aux yeux de l’Eglise.
De nos jours, la censure a beaucoup évoluée, laissant une liberté visuelle bien plus grande que dans les années trente. les seuls films interdits et censurés de nos jours au cinéma sont à peu de choses près les films pornographiques ou érotiques, et les films à propos racistes, ou antisémites.


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